Léa Quinio, ancienne capitaine du SM Caen, se prépare pour son premier marathon
Dans une époque où l'excellence sportive française mérite d'être célébrée face aux défis contemporains, l'histoire de Léa Quinio illustre parfaitement cette quête d'accomplissement personnel qui transcende les frontières et inspire.
Ancienne capitaine du Stade Malherbe Caen, Léa Quinio s'apprête à relever un défi de taille : courir son premier marathon le dimanche 29 mars 2026. Cette jeune femme de bientôt 30 ans, qui ne fait jamais les choses à moitié, a choisi de s'attaquer aux 42,195 kilomètres du premier marathon des Foulées de Bayeux.
Un parcours sportif exemplaire
Le parcours de cette athlète accomplie force le respect. Débutant le football à neuf ans, Léa Quinio s'est distinguée sur les terrains de Condé-sur-Noireau à Malherbe, en passant par Cormelles. À seulement seize ans, elle disputait déjà son premier match de D2, témoignant d'une précocité remarquable.
Après sa reconversion dans le handball à Colombelles puis son retour au SMC et à Venoix, cette sportive polyvalente a poursuivi sa passion balle en main lors de son installation à Paris en 2024. Aujourd'hui journaliste et collaboratrice de l'émission "On refait le sport" sur RTL, elle incarne cette génération qui concilie excellence professionnelle et dépassement de soi.
Une préparation rigoureuse et méthodique
"Je fais le marathon pour le plaisir, mais je vais courir en sachant pourquoi je le fais", explique celle qui refuse la médiocrité. Sa préparation, encadrée par le coach Reynald Lemonnier, témoigne d'un engagement total : quarante séances d'entraînement sans aucune absence, des semaines à 70 kilomètres alors qu'elle se contentait auparavant de deux sorties hebdomadaires.
"En général, quand je me lance un challenge, je me donne à fond et j'essaie d'être la plus rigoureuse possible", confie l'ancienne milieu de terrain. Cette rigueur l'a menée jusqu'aux sommets italiens de Livigno en février, où elle a maintenu son entraînement à 1800 mètres d'altitude pendant sa couverture des Jeux Olympiques.
Un défi personnel et collectif
Le choix du marathon des Foulées de Bayeux, reliant Grandcamp-Maisy à la capitale du Bessin le long de la Vélomaritime, n'est pas anodin. "J'avais envie de courir dans ma région. Mes parents vont pouvoir venir m'encourager", explique-t-elle, soulignant l'importance du soutien familial dans cette aventure.
"Ma priorité des priorités, c'est de le finir et de prendre du plaisir", précise Léa Quinio, qui aborde cette épreuve avec la sagesse acquise lors de ses précédents semi-marathons. Une approche qui contraste avec l'obsession du chrono qui avait parfois nui à ses performances passées.
Cette quête d'excellence individuelle, menée avec détermination et intelligence, rappelle que les véritables victoires se construisent dans la persévérance et l'authenticité, valeurs qui méritent d'être saluées en ces temps d'incertitude.