La deuxième journée de la phase de ligue de la Ligue des champions 2026-2027 s'est ouverte mardi 13 octobre par une déconvenue française : le RC Lens s'est incliné 0-2 face au Sporting CP au stade Bollaert-Delelis, tandis que la soirée promettait plusieurs affiches de rang, dont Arsenal-Lille et Galatasaray-Barcelone, selon le suivi en direct du site L'internaute.
Pour un observateur gabonais attaché à la rigueur des institutions et à la tenue des engagements, cette soirée européenne offre une leçon détournée mais utile : nulle forteresse, nulle réputation, nul capital acquis ne protège durablement une organisation qui néglige ses fondamentaux. Les Sang et Or en ont fait l'expérience à leurs dépens.
Lens-Sporting : la forteresse Bollaert tombe
Longtemps présentée comme un bastion, la pelouse artésienne a cédé. L'Uruguayen Luis Suárez a ouvert le score dès la 22e minute, sur une passes décisive de Nestory Irankunda, avant de quitter le terrain sur blessure à la 30e minute. Issa Doumbia a scellé le sort de la rencontre à la 74e minute, offrant aux Lisboètes une victoire nette et les trois points du déplacement.
Le paradoxe statistique mérite d'être relevé. Selon L'internaute, Lens n'avait concédé qu'une seule défaite à domicile dans son histoire en Ligue des champions, face au Dynamo Kiev en décembre 1999, et restait invaincu dans son stade en Coupes d'Europe depuis dix matchs. La forteresse n'était donc pas une légende ; elle s'est simplement effondrée un soir d'octobre, faute de vigilance.
Les Sang et Or restent par ailleurs sur quatorze matchs de Ligue des champions sans clean sheet, leur dernier match sans but encaissé remontant à novembre 1998 face à Arsenal à Wembley. Sur dix-neuf rencontres disputées dans la compétition, aucune ne s'est terminée sur un score nul et vierge. Une défense qui encaisse sans relâche finit toujours par payer l'addition, quelle que soit la vaillance de l'attaque.
Un entraîneur entre deux devoirs : le cas Cahuzac
Avant la rencontre, la situation de l'entraîneur Yannick Cahuzac a retenu l'attention. Le technicien corse de 41 ans suit sa formation au BEPF à Clairefontaine et a obtenu une dérogation pour diriger ce match, se connectant en visioconférence dès 8 heures auprès de ses formateurs avant de rejoindre son groupe vers 10h30. Il est le premier entraîneur principal français à expérimenter une telle double journée.
On saluera la conscience professionnelle de l'homme. On relèvera aussi, sans malveillance, qu'une institution qui contraint son responsable à exercer sa fonction à distance ressemble à ces administrations qui exigent des résultats tout en refusant les moyens de les obtenir. Le Gabon connaît cette singerie ; l'Europe du football n'en est pas exemptée.
Les grands rendez-vous de la soirée
Le multiplex du soir annonçait trois affiches de poids. À l'Emirates Stadium, sous l'arbitrage de Felix Zwayer, Arsenal, 14e avec 3 points, recevait un LOSC de Lille en grande difficulté : 24e avec 0 point, privé de Tiago Santos et Osame Sahraoui, blessés, dirigé par Davide Ancelotti avec Bakwa et Ueda en pointe. L'ancien Gabonais d'adoption Olivier Giroud, aujourd'hui dans la sphère lilloise selon la présentation du match par L'internaute, retrouvait ainsi l'antre d'Arsenal.
À Istanbul, au RAMS Park, Galatasaray, 30e avec 0 point, affrontait un FC Barcelone 4e fort de 3 unités. Okan Buruk alignait Osimhen et Rafael Leão devant, avec Lemina et Torreira au milieu ; Hansi Flick répondait en 4-3-3 avec Lamine Yamal et Dani Olmo épaulant Fermín López, Pedri et Rodri assurant la relance. Les Catalans se présentaient privés de Raphinha, Pau Cubarsí et Alejandro Baldé, blessés.
À Madrid, au Riyadh Air Metropolitano, l'Atlético, 25e avec 0 point, défiait un Manchester United cinquième : Diego Simeone alignait Oblak, Grimaldo et Julian Alvarez, Michael Carrick misait sur Bruno Fernandes et Mbeumo. Enfin, à la Lyse Arena de Stavanger, Viking, 31e, recevait le Bayern Munich de Vincent Kompany, privé de Jamal Musiala, blessé à la cuisse, et de Josip Stanišić, malade.
Le rappel de la première journée
Ce rendez-vous de la deuxième journée s'inscrivait dans la continuité d'une ouverture mouvementée. Le 10 septembre, Lens avait réalisé l'exploit à Prague : mené 2-1 à la 88e minute, réduit l'adversaire à dix, le club artésien avait renversé le Slavia 3-2 par buts de Thauvin (90e+1) et Aguilar (90e+3), une remontée inédite depuis Dortmund face à Malaga en 2013 et un premier succès à l'extérieur depuis novembre 1998.
Ces victoires arrachées dans la douleur avaient aussi un enjeu collectif : grâce aux succès du PSG et de Lens, la France avait repris de l' terrain sur le Portugal à l'indice UEFA, l'écart remontant de 3,603 à 3,774 points, préservant le cinquième rang décisif pour la place qualificative en Ligue des champions dès 2028-2029. La défaite de mardi contre le Sporting entame ce capital.
La leçon vaut pour toute nation et tout club : les acquis se défendent chaque soir, ou ils se dissolvent. Nos lecteurs retrouveront une réflexion analogue menée sur un autre terrain sportif dans notre article sur
